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dimanche 27 janvier 2013

Motivations d'un membre du bureau (2013 - 2014) : Didier Tranchier

La Serendipité au service de la croissance et de la conquête de nouveaux marchés

Nous vivons une époque incroyable où l'innovation est devenue en quelques années accessible à tous, presque partout dans le monde, grâce principalement à l'internet, le téléphone et l'open source, ce qui produit une vague d'innovations sans précédent.

Toutefois, toutes ces innovations, portées par des start-ups, arrivent de partout dans le monde, quasiment au même moment, et se trouvent en compétition pour accéder au marché et se développer, ce qui constitue la principale barrière à leur développement.

Plus important encore, après la vague de l'internet, la vague des applications mobiles, nous assistons maintenant à l'apparition d'une révolution beaucoup plus importante et beaucoup plus durable : celle des usages hybrides, c'est-à-dire des innovations qui combinent à la fois le "brick & mortar", les interactions mobiles et l'internet.

C'est en cela que l'Open Innovation peut créer une nouvelle période de croissance et de conquête de nouveaux marchés, en faisant interagir et en combinant :
  - des start-ups agiles et rapides, qui explorent les nouveaux usages
  - et des grands groupes structurés qui viennent du "brick & mortar" et ont accès aux marchés mondiaux

Pour moi, le mot qui représente cette opportunité est celui de serendipité : comment découvrir de manière inattendue des nouveaux usages et des nouveaux marchés en grâce au hasard et à l'intelligence des rencontres entre grands groupes et start-ups.

Profil


Après avoir passé plus de 10 ans dans des grands groupes, j'ai basculé dans le monde des start-ups en 2000, et depuis, je partage mon temps et mon énergie entre ces 2 mondes :

  - Je suis professeur de Gestion de l'Innovation à Telecom Ecole de Management et je suis Directeur du programme Executive MBA de l'Institut Mines-Telecom intitulé "Leading Innovation in a Digital World" spécialisé sur l'innovation technologique

  - Je suis Business Angel, investisseur individuel dans une quarantaine de start-ups technologiques, Président de l'association IT angels et du fonds IT Capital

 - Je suis fondateur d'Adelit, une entreprise de conseil spécialisée dans l'innovation technologique

Photo Didier Tranchier


Motivations


Développer et faire connaître l'Open Innovation en France !

samedi 12 janvier 2013

Deux définitions de l'innovation [jan 2013]

Bonjour,

dans un billet précédent, j'avançais une définition de l'innovation :
"Une innovation est la rencontre entre une création/invention et un client/marché".

En testant un outil en ligne sur le plagiat, je viens juste de trouver un document publié en 2007 de notre camarade Jean-Michel Yolin, qui propose une définition très proche par l'idée de "rencontre".

« Une innovation est un produit ou service nouveau qui rencontre succès sur un marché » 
Source : "Innover ? Pourquoi et comment ? Quelques propos pour provoquer la réflexion", Jean-Michel Yolin, 2007

Dire qu'une innovation est le produit d'une rencontre [1] entre une capacité de créer/inventer et une capacité de vendre/utiliser amène à considérer quatre stratégies d'innovation :

Une matrice pour positionner quatre stratégies d'innovation



Cordialement
Tru Dô-Khac

[1] L'évocation de la rencontre figure dans la théorie  "The Digital Enterprise as the Result of IT/IP Collisions". (IT, information technology, IP, intellectual property)
L'icône est celle des stratégies d'Open Savoir Faire. 

mercredi 9 janvier 2013

Mes idées sur X-Open Innovation

Bonjour à tous et chers Camarades d'X-OI,

Je me lance comme suggéré, pour préparer les discussions de cette année. Mon intérêt de participer et de contribuer à X-Open Innovation est multiple:

Mon expérience passée tournée vers les différentes phases du cycle de l'innovation en informatique ERP, en multimédia/ TV/ Film/ Internet, et en technologies de gestion de l'énergie (R&D, développement produit, intégration de systèmes, marketing produit, développement d'affaires à l'international, business développement de nouveaux modèles de business, etc.).

La notion de développement en partenariat ou même en open-innovation fut très variable selon les entreprises, voire parfois pas souhaitée du tout selon les cultures et les contextes business (PME éditeur de logiciel, Canal Plus, Thomson, Technicolor USA, Areva T&D), souvent pour de très bonnes raisons mais aussi parfois pour de mauvaises.

Il me semble donc important d'échanger le plus largement possible sur toutes ces raisons qui permettent ou freinent l'open innovation et de donner les clés aux participants à X-OI pour se faire une opinion sur l'intérêt ou non de mener une croisade d'open innovation, à qui elle s'applique le mieux et dans quelles conditions le faire. Notamment lorsque les investissements nécessaires à une innovation sont à forte intensité capitalistique, un certain nombre de conditions nécessitent d'être analysées de près avant de choisir une option ou l'autre sur le champ des modes possibles de développement de l'innovation (technologique, produit, commercial, business, avec à la clé un accès significatif au marché réussi).

Aujourd'hui, je me trouve à la croisée des chemins entre les nombreuses cultures (grandes entreprises, PME, startups, recherche et enseignement public) par les réseaux développés à travers mes deux sociétés créées: Winnove en 2008 (services de conseil en management et stratégie de l'innovation technologique et de la propriété intellectuelle), et Spinnove en 2012 (société hébergeant des projets d'innovation en vue de créer de nouveaux business). Mon business me nourrit de l'évolution des modèles de développement de l'innovation comme des échanges informels hors business: je souhaite en faire profiter chacun avec le plus de transparence et de clarté possible.

Accessoirement le développement des réseaux professionnels passe largement par des échanges informels comme chez X-OI: c'est ainsi que finissent par se créer un jour les conditions favorables à un retour sur investissement par la mise en relation de partenaires se trouvant ensemble au même moment au même endroit avec des idées complémentaires et une forte synergie. Ceci est pour moi, fortuitement, le concept générique qui approche le mieux la notion de modèle économique de l'innovation: cherchons à nous appliquer à nous mêmes les recettes que nous imaginons nécessaires au succès de l'innovation et nous nous en trouverons d'autant mieux écoutés.

Pierre  Ollivier (78)
Membre du bureau X-OI

  Directeur Associé de Winnove


  Président fondateur de Spinnove


lundi 10 décembre 2012

Membre fondateur - Présidence 2013 - Tru Dô-Khac (X 1979) [déc 2012]




Partager et protéger sont les deux facettes d'une stratégie d'innovation.
La création de X-Open-Innovation, en décembre 2012, a suivi celle de X-Propriété-Intellectuelle, créé en 2009, et j'ai tenu la présidence de X-Open-Innovation pour son premier exercice (2013).


Ma définition de l'innovation
"Une innovation est la rencontre entre une création/invention et un client/marché". [cf billet Une  définition de l'innovation]

Mon credo sur l'innovation
La propriété intellectuelle est au cœur de l'innovation et détermine la stratégie d'innovation.

Dès lors qu'une création/invention porte une propriété intellectuelle, on peut identifier trois stratégies d'innovation possibles :
  1. le propriétaire "se réserve" le monopole d'exploitation
  2. le propriétaire "partage" l'exploitation par des contrats bilatéraux ou multilatéraux
  3. le propriétaire "ouvre" l'exploitation par des contrats unilatéraux de concession de certains droits 
Stratégies d'innovation
En vue d'explorer collectivement cette vision, j'ai créé X-Propriété-Intellectuelle en 2009.

Mon projet pour X-Open-Innovation
Sous les statuts de X-Open-Innovation, animer et développer le groupe en utilisant pleinement les possibilités du numérique

Motivations
Contribuer avec mes capacités professionnelles/business à l'animation et le développement de la communauté X-Open-Innovation tout en gérant, dans une posture équilibrée et raisonnée, les affaires de Dô-Khac Decision,  cabinet en innovation numérique et gouvernance de systèmes d'information pour entreprise.

Egalement,  "Motivations d'un membre : Tru Dô-Khac"

Profil


Mise à jour du 15 août 2015
Pour la transformation numérique des entreprises, Tru Dô-Khac préconise de rénover le modèle de gouvernance "maîtrise d'ouvrage de système d'information / maîtrise d’œuvre du système d'information" (MOA SI / MOE SI) en instituant des "Chefs de projet Maîtrise d'usage SI".

Tru Dô-Khac est l'innovateur du "Personal MOOC", un outil individuel d'édition et de publication de MOOC élu trophée innovation par une association de responsables informatiques revendiquant plus de 4000 membres (CRIP).

Trophée IT Innovation Forum pour le Personal MOOC

Un exemple de parcours d'innovation collaborative ouvert, le Personal MOOC, X-Open-Innovation, juin 2015



Mise à jour du 1er mai 2016
L'open innovation n'est pas seulement un concept : c'est un état d'esprit, une posture qui se nourrit au quotidien.

dimanche 9 décembre 2012

Retour d'expérience [dec 2012]

Bonjour, Je profite de ma participation au workshop Self Orientation à l'ICCCA12 de jeudi 06 décembre dernier pour soumettre sur le blog X-OI un article que j'ai écrit ainsi que ma présentation.

Self Orientation est la deuxième édition d'un projet incubé chez X-Recherche en décembre 2011.

J'y témoigne, en tant que président, sur la façon dont j'ai procédé pour rapprocher les deux générations constituant le groupe : l'une porteuse de mémoire, l'autre enthousiaste et créative. L'intention étant de placer les membres actifs au coeur du consensus afin de piloter la synergie.
J'y établis un parallèle entre le management des membres actifs et la production d'évènements et particulièrement les thèmes abordés.
La finalité est atteinte lorsque des porteurs de projets deviennent aussi conférenciers , le thème de l'innovation apparaît et X-Recherche évolue en auto-orientation dans son environnement.

Cette expérience vécue chez X-Recherche peut peut être intéresser certains d'entre vous qui vous engagez dans l'aventure X-OI.

Grégory

mardi 20 novembre 2012

Motivation d'un membre : Stéphane Gasser [nov 2012]

Bonjour à tous,

Mes propres motivations sont liées à la promotion de l'innovation ouverte.

Je suis convaincu de l'utilité de l'approche, mais je constate que de nombreuses réticences existent dans les entreprises de toutes tailles et de tous secteurs. J'observe, pour ce qui est de l'innovation technologique, que les plus jeunes ingénieurs y sont plus réfractaires que les ingénieurs plus expérimentés. Enfin, j'entends des utilisateurs pionniers être parfois déçu car ils n'ont pas été satisfaits d'une première expérience, souvent à cause d'un outil ou d'un service inadapté (le crowdsourcing n'est pas le seul outil d'innovation ouverte, et pas toujours le plus pertinent).

J'ai donc envie de faire connaître l'innovation ouverte et de rendre les expériences des pionniers les plus positives possibles, pour éviter que l'innovation ouverte ne devienne une mode passagère comme le knowledge management l'a été il y a quelques années.

Je précise que je suis forcément biaisé positivement, dans la mesure où j'ai lancé une entreprise proposant un service original d'innovation ouverte.

Bien à vous,

SG

lundi 19 novembre 2012

Motivations d'un membre : Tru Dô-Khac (archives) [nov 2012]



Explorer avec les Camarades l'open innovation [1] en devenir, notamment avec les approches "crowd-everything".

Crowdsourcing : sourcing par le crowd, soit l'approvisionnement par le crowd, en ce que vous voudrez, des matières premières aux matières (!) immatérielles.

Crowdfunding : funding par le crowd, soit la constitution d'un emprunt par le crowd

Crowdinvesting : investing par le crowd, soit la constitution d'un fond d'investissement par le crowd

euh...pour les deux derniers crowd-everything, le métier de banquier ou la tontine ?


Bien amicalement
Tru Dô-Khac


Voir également : Présidence 2013 - Tru Dô-Khac (X 1979)

[1]Open Innovation, un terme popularisé par le Pr. Henry Chesbrough.

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Pour la traduction de "Open Innovation", je suggère "innovation ouverte, participative et collaborative, très probablement partenariale" ;-) Régime de droits d'auteur pour la définition : Licence Creative Commons
Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas de Modification 3.0 France.

lundi 15 octobre 2012

Motivations d'un membre : Pierre Loiseleur (oct. 2012)

Chers camarades,

Travaillant depuis 8 ans à l'Office Européen des Brevets, je bénéficie d'une position d'observateur privilégié d'un certain type d'innovation : les inventions protégées par brevet.
Dans un langage informatique, on pourrait traduire par "open source propriétaire" : on décrit l'invention dans le détail, mais on en conserve le droit d'exploitation exclusif (avec possibilité de licence) pendant une durée pouvant atteindre jusqu'à 20 ans (25 ans pour les médicaments).
Etant basé aux Pays-Bas, il me sera difficile de participer assidûment aux réunions parisiennes.

Je dois dire que je ne connais pas très bien le modèle "open innovation" du Pr Chesbrough, mais je trouve que ce concept mérite d'être exploré, sinon testé. J'en profite pour remercier Michaël Haddad pour son billet du 8 octobre "Les Mondes de l'Open Innovation" qui présente un aperçu du modèle. Surtout, je me demande dans quelle mesure cela peut être compatible avec le système des brevets.

Concernant le groupe en création ouverte, je pense que ce blog est bien parti pour en constituer le principal moyen d'échanges. Je ne suis pour ma part pas du tout blogger, mais je réponds ci-dessous aux questions proposées par Tru.
Concrètement, j'envisionne un groupe X ayant un objectif d'organiser au moins 4 réunions par an, sous la forme soit de conférence (expliquer en quoi consiste l'innovation "open"), soit de tables rondes (échanges d'expérience), soit aussi des ateliers avec une thématique assez ciblée (genre brainstorming, avec un animateur).
Eventuellement, après le numéro spécial PI de la J&R en mars dernier, on pourrait envisager un numéro spécial Open Innovation en mars 2014 (prenons le temps de former le groupe d'abord...).
Il me semblerait justifié de demander une cotisation aux membres, en contrepartie d'une participation réduite aux frais inhérents à chaque événement. Signe aussi d'un certain engagement.
Parmi les nombreux groupes cités par Michaël, je suggère d'ajouter XMP-Business Angels, qui finance en général des jeunes pousses innovantes.


1) Les facilités de contribution seront-elles ouvertes à tout membre ? 
oui, cela me semblerait naturel dans un environnement "open"
2) Les contributeurs devront-ils déclarer leur identité ? 
oui, je ne vois pas l'intérêt de pouvoir faire des contributions anonymes, voire masquées
3) Le cas échéant, cette identité sera-t-elle authentifiée ? 
et bien... authentifée par quels moyens ? à mon avis, pas de chasse aux sorcières ni aux filous, mais un peu de confiance tout en sachant raison garder
4) Les contributeurs pourront-ils autorisés à signer leur contribution ?
signature électronique ? je ne vois pas bien l'importance de ce point
5) Les contributeurs pourront-ils garder l’anonymat ? 
non, voir question 2
6) Les contributions seront-elles modérées ? 
un minimum, pour éviter les flagrants délits contrevenant à la "netiquette"
7) Les contributions seront-elles animées ? 
oui, autant que faire se peut par les membres, et particulièrement par le bureau ou certains membres animateurs selon une thématique pré-définie
8) Des liens sortants seront-ils autorisés ?
vers le WWW, oui, cela permet des références (mais veiller aux abus, genre publicité) peut-être faut il édicter quelques règles en recourant au bon sens
9) La modération/animation sera-t-elle portée collectivement par la mission ou intuitu personae par des modérateurs délégués  de X Open Innovation? 
amha, il n'existe pas de modérateur collectif. Il faut des individus pour (r)éveiller les synergies, donc plutôt des modérateurs délégués (voir question 7)
10) Qui pourra ouvrir un sujet/thème de débats ?
Pour garder un groupe relativement focalisé (éviter de partir dans tous les sens, en conversation de comptoir), il me semblerait judicieux de laisser cette prérogative au bureau, qui étudiera tout sujet proposé par l'un des membres.

Pierre Loiseleur (X96)

lundi 8 octobre 2012

"Les Mondes de l'Open Innovation"

Au cours du temps et de façon accélérée depuis l’émergence des TIC et la « troisième révolution industrielle » un certain nombre de facteurs sont venus perturber le mode d’innovation, autrefois très interne, des firmes industrielles :

  • L’augmentation de la disponibilité et de la mobilité d’ingénieurs compétents,
  • La croissance de l’activité de Capital Risk,
  • La volonté d’un grand nombre d’entreprises de valoriser leur capital intellectuel « dormant » vers l’extérieur,
  • L’augmentation des compétences et capacités des fournisseurs de technologies.

Ces quatre facteurs ont créé un « marché de la connaissance » qui n’est plus la propriété unique d’une société mais est répartie parmi les employés, fournisseurs, clients, concurrents, universités. C’est une économie de réseau où l’échange n’est plus à somme nulle : l’information qui circule enrichit celui qui la reçoit sans appauvrir celui qui la donne. Adopter une démarche d’Open Innovation permet donc en collaborant avec ses partenaires de :

  • Réduire les risques en échangeant sur les retours d’expériences et les connaissances,
  • Réduire les coûts en les partageant avec les parties prenantes de la chaîne de valeur du futur produit / service,
  • Accélérer le « Time to Market » en associant au plus tôt les bonnes compétences et en répartissant la charge de travail tout un créant un effet de levier par la mutualisation des moyens financiers et humains apportés,
  • Agir de façon responsable.

Dans un premier temps il faut définir l’écosystème de l’organisation que l’on souhaite « ouvrir »ainsi que les flux vers ses futurs partenaires. Pour cela on peut s’inspirer du modèle proposé par l’Etat dans le cadre des pôles de compétitivités centré autour de trois grands mondes : celui de la recherche, celui de la formation et enfin celui des entreprises et organisé autour d’un territoire. Il n’est néanmoins pas tout à fait adapté à notre démarche car, si on entend par innovation la transformation de connaissances en valeur marchande, il manque la vision du client, voir même, comme on le verra par la suite, l’individu. De plus, formation et recherche sont de plus en plus du ressort d’organisations similaires que je définirai comme « le monde académique ».

Nous pouvons donc rassembler l’ensemble des futurs « partenaires » en quatre mondes :

  • Le monde des entreprises : de la startup à la multinationale, elles absorbent des connaissances, des technologies, pour créer de la richesse et de l’emploi. Ce sont les fabricants d’innovation car elles seules adressent un marché.
  • Le monde académique : ce sont les grandes écoles et les universités, les laboratoires de recherche publics. Ils fabriquent des connaissances et forment des experts.
  • Le monde des individus : ce sont des clients mais aussi parfois des inventeurs. Ils peuvent être salariés d’une entreprise ou d’un laboratoire mais aussi complètement étranger à l’écosystème primaire.
  • Le territoire : une ville, une région, un pays, un continent… Il propose souvent des financements, des moyens (infrastructures mises à disposition pour expérimentation, Open Data, …) et s’organise autour de l’innovation (clusters / pôle de compétitivité) pour produire des emplois à haute valeur ajoutée, non délocalisables et/ou des services à ses habitants.

L’Open Innovation consiste à regrouper des partenaires, qui peuvent appartenir à des mondes différents ou non, pour produire une innovation sur un nouveau paradigme : celui d’un modèle partenarial et non plus donneur d’ordre / sous-traitant.
Si on regarde les flux entre les partenaires il existe alors une quantité très importante de processus que l’on peut raccrocher à des groupes X existant (ou pas…) pour positionner« X Open Innovation » et proposer des actions communes ou des réflexions internes. On pourrait ainsi imaginer :

Dans une relation Startup (Entreprise) – Grand Groupe (Entreprise) réfléchir à des modèles d’Open Innovation « Win – Win » :
  • Rôle des achats (X-Achats),
  • Financer la croissance organique de la Startup (X-Finance) pour qu’elle se mette au niveau du grand groupe,
  • Définir un accord de consortium (X-PI),
  • Pensez les modèles d’innovation collaborative (coopétition, mutualisation des dépenses technologiques sur des secteurs différents, complémentaires pour servir un très gros marché, …)…
Dans une relation Laboratoire (Académique) – Grand Groupe / Startup (Entreprise) :
  • Essaimage,
  • Transfert de technologie (X-Recherche),
  • Bonnes pratiques de licencing (X-PI)
Dans une relation Région (Territoire) – Université (Académique) :
  • Au rôle de la collectivité dans la création d’entreprise (Incubateur)
  • Au financement en amorçage (X-Finance)
Dans une relation Région / Etat (Territoire) – Grande Groupe (Entreprise) :
  • A la Responsabilité Sociétale des Entreprises (innovation responsable) ou à la GPEC (avec le monde académique en plus).
Dans une relation Entreprise – Individu :
  • L’innovation centrée autour de l’utilisateur / client (Design Thinking, User Experience)
  • La conduite d’une changement via les challenges d’innovation internes (appel d’idée vers les salariés d’une entreprise),
  • La gestion des inventeurs isolés (« type concours Lépine ») par une entreprise…

Bref, ma vision de l’Open Innovation est large et ne se résume pas à la simple création du nouveau produit ou service mais comprend la redéfinition et l’organisation de tout l’écosystème qui a permis cette réussite. La liste est donc presque infinie mais je trouve que le regroupement en 4 mondes et l’approche Open Innovation permettent de donner un contexte cohérent et un éclairage sous un jour nouveau à beaucoup de démarches qui existaient déjà. C’est donc autant d’occasion pour« s’ouvrir » aux autres groupes X et partager nos expériences…

Merci d’avance pour vos commentaires avisés !

Michaël.

Proposition

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Chers camarades,

Suite à mes échanges avec Tru je vous propose deux billets. L’un, celui-ci, comme introduction et un suivant, beaucoup plus long, pour alimenter notre réflexion.

En effet, j’ai eu l’occasion de beaucoup réfléchir au sujet de l’Open Innovation et j’ai mis bout à bout des éléments que j’avais déjà rédigés pour essayer de proposer un mode d’organisation vis-à-vis des autres groupes X ainsi qu’un embryon de ce qui pourrait être un plan actions.

Pour cela, je m’appuierai sur mon expérience passée de directeur d’un pôle de compétitivité (Route des Lasers à Bordeaux) et celle qui m’occupe aujourd’hui : responsable d’un volet de la politique Open Innovation du groupe PSA Peugeot Citroën.

C’est bien entendu largement discutable car très dépendant de mon parcours personnel alors tout commentaire sera le bienvenu : ce n’est qu’un premier jet !

Je vous proposerai de contextualiser l’Open Innovation autour d’un modèle décrivant les interactions entre 4 mondes (le secteur académique, les entreprises, les individus et le territoire). Je retiendrai volontairement un périmètre assez large pour être capable de décrire non seulement la production de nouveaux services / produits sous un mode collaboratif mais aussi l’écosystème qui rend cela possible.

Michaël.