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dimanche 27 janvier 2013

Motivations d'un membre du bureau (2013 - 2014) : Didier Tranchier

La Serendipité au service de la croissance et de la conquête de nouveaux marchés

Nous vivons une époque incroyable où l'innovation est devenue en quelques années accessible à tous, presque partout dans le monde, grâce principalement à l'internet, le téléphone et l'open source, ce qui produit une vague d'innovations sans précédent.

Toutefois, toutes ces innovations, portées par des start-ups, arrivent de partout dans le monde, quasiment au même moment, et se trouvent en compétition pour accéder au marché et se développer, ce qui constitue la principale barrière à leur développement.

Plus important encore, après la vague de l'internet, la vague des applications mobiles, nous assistons maintenant à l'apparition d'une révolution beaucoup plus importante et beaucoup plus durable : celle des usages hybrides, c'est-à-dire des innovations qui combinent à la fois le "brick & mortar", les interactions mobiles et l'internet.

C'est en cela que l'Open Innovation peut créer une nouvelle période de croissance et de conquête de nouveaux marchés, en faisant interagir et en combinant :
  - des start-ups agiles et rapides, qui explorent les nouveaux usages
  - et des grands groupes structurés qui viennent du "brick & mortar" et ont accès aux marchés mondiaux

Pour moi, le mot qui représente cette opportunité est celui de serendipité : comment découvrir de manière inattendue des nouveaux usages et des nouveaux marchés en grâce au hasard et à l'intelligence des rencontres entre grands groupes et start-ups.

Profil


Après avoir passé plus de 10 ans dans des grands groupes, j'ai basculé dans le monde des start-ups en 2000, et depuis, je partage mon temps et mon énergie entre ces 2 mondes :

  - Je suis professeur de Gestion de l'Innovation à Telecom Ecole de Management et je suis Directeur du programme Executive MBA de l'Institut Mines-Telecom intitulé "Leading Innovation in a Digital World" spécialisé sur l'innovation technologique

  - Je suis Business Angel, investisseur individuel dans une quarantaine de start-ups technologiques, Président de l'association IT angels et du fonds IT Capital

 - Je suis fondateur d'Adelit, une entreprise de conseil spécialisée dans l'innovation technologique

Photo Didier Tranchier


Motivations


Développer et faire connaître l'Open Innovation en France !

dimanche 20 janvier 2013

Albert Meige, Open Innovation à l'X depuis 2006 ?

Bonjour à tous,

Je poste ce court billet afin de me présenter.

Tru m'a informé que j'étais le premier membre de X-OI à être non-X... merci à mes parrains Stéphane Gasser et Pierre Ollivier! Ceci étant (jusqu'à preuve du contraire)  j'étais peut-être le premier à parler d'Open Innovation à l'X en 2006 ou 2007 :-).

Quels sont donc mes liens avec l'Ecole? A vrai dire, je suis entré par une porte dérobée. J'ai été chercheur dans le centre de recherche de l'X (je suis docteur en physique des plasmas), j'ai remporté le Prix de l'Innovation de l'X en 2008 (Prix qui m'avait été remis par Albert Fert!), et ma société (Presans) possède plusieurs partenariats avec l'Ecole; Ecole qui détient d'ailleurs quelques parts dans ma société via la Fondation.

Qui suis-je? Je suis le fondateur de Presans, qui est une nouvelle génération d'intermédiaire de l'Open Innovation. Le métier de la société est de connecter business et expertise. Je détiens un MBA d'HEC et un PhD en physique des plasmas (que j'ai effectué à l'Australian National University, à l'Université Paul Sabatier et avec quelques séjours à... l'X). J'ai 10 ans d'expérience professionnelle (encore un petit jeune!) en R&D, management de l'innovation et en business development. Enfin, je suis co-auteur du livre "A Guide to Open Innovation and Crowdsourcing".

J'oubliais: j'ai été magicien professionnel, je sais résoudre le Rubik's Cube en moins de 50s et je suis fan des souterrains parisiens - comme le fut en son temps Poincaré, même si jamais je n'oserai me comparer à lui.

Je suis ravi de la constitution de ce groupe X-OI. Cela fait des année que je prêche pour l'OI. Je n'ai pas toujours eu la sensation d'être entendu. Derrière le buzz word se cachent à mon avis de véritables changements profonds dans l'organisation des entreprises. Je serai ravi d'échanger avec vous sur le sujet.

Au plaisir de vous lire.

Bien à vous.

Albert








mercredi 9 janvier 2013

Mes idées sur X-Open Innovation

Bonjour à tous et chers Camarades d'X-OI,

Je me lance comme suggéré, pour préparer les discussions de cette année. Mon intérêt de participer et de contribuer à X-Open Innovation est multiple:

Mon expérience passée tournée vers les différentes phases du cycle de l'innovation en informatique ERP, en multimédia/ TV/ Film/ Internet, et en technologies de gestion de l'énergie (R&D, développement produit, intégration de systèmes, marketing produit, développement d'affaires à l'international, business développement de nouveaux modèles de business, etc.).

La notion de développement en partenariat ou même en open-innovation fut très variable selon les entreprises, voire parfois pas souhaitée du tout selon les cultures et les contextes business (PME éditeur de logiciel, Canal Plus, Thomson, Technicolor USA, Areva T&D), souvent pour de très bonnes raisons mais aussi parfois pour de mauvaises.

Il me semble donc important d'échanger le plus largement possible sur toutes ces raisons qui permettent ou freinent l'open innovation et de donner les clés aux participants à X-OI pour se faire une opinion sur l'intérêt ou non de mener une croisade d'open innovation, à qui elle s'applique le mieux et dans quelles conditions le faire. Notamment lorsque les investissements nécessaires à une innovation sont à forte intensité capitalistique, un certain nombre de conditions nécessitent d'être analysées de près avant de choisir une option ou l'autre sur le champ des modes possibles de développement de l'innovation (technologique, produit, commercial, business, avec à la clé un accès significatif au marché réussi).

Aujourd'hui, je me trouve à la croisée des chemins entre les nombreuses cultures (grandes entreprises, PME, startups, recherche et enseignement public) par les réseaux développés à travers mes deux sociétés créées: Winnove en 2008 (services de conseil en management et stratégie de l'innovation technologique et de la propriété intellectuelle), et Spinnove en 2012 (société hébergeant des projets d'innovation en vue de créer de nouveaux business). Mon business me nourrit de l'évolution des modèles de développement de l'innovation comme des échanges informels hors business: je souhaite en faire profiter chacun avec le plus de transparence et de clarté possible.

Accessoirement le développement des réseaux professionnels passe largement par des échanges informels comme chez X-OI: c'est ainsi que finissent par se créer un jour les conditions favorables à un retour sur investissement par la mise en relation de partenaires se trouvant ensemble au même moment au même endroit avec des idées complémentaires et une forte synergie. Ceci est pour moi, fortuitement, le concept générique qui approche le mieux la notion de modèle économique de l'innovation: cherchons à nous appliquer à nous mêmes les recettes que nous imaginons nécessaires au succès de l'innovation et nous nous en trouverons d'autant mieux écoutés.

Pierre  Ollivier (78)
Membre du bureau X-OI

  Directeur Associé de Winnove


  Président fondateur de Spinnove


mercredi 26 décembre 2012

Orientation de X Open Innovation par Laurent Vieille (déc. 2012)



Tru,

Je suis désolé d'avoir dû me désinscrire et je te remercie pour ton mot
gentil. 

Le groupe X-Open-Innovation m'intéresse mais j'ai décidé de me désinscrire
pour deux raisons:
1) le premier est le manque de temps.
2) le deuxième, qui va avec le premier, est que je souhaitais faire des
contributions sur les problématiques "marketing", mais que je n'en ai pas eu
le temps. En voici cependant l'essentiel.

J'ai trouvé la lecture de "open innovation", de Henry Chesbrough,
passionnante. J'ai lu ce livre il y a quelques années, après au moins 20 ans
d'expérience dans l'innovation. Le chapitre sur le business model (de
mémoire  le chapitre 5 -je n'ai pas le livre entre les mains) est un
chapitre clef du livre, du moins pour l'impact de l'innovation sur le marché
ou sur les usages.  Et c'est également une bonne définition du modèle de
business que j'utilise lorsque j'accompagne des start-ups.

Or, pour qu'un tel business model "percute" sur le marché, il faut centrer
les projets d'innovation sur l'identification et l'étude des besoins non
servis, sur les frustrations des utilisateurs. Mon expérience est que les
approches basées autour du "job-to-be-done" sont particulièrement
opérationnelles. Je fais référence ici en particulier aux travaux de Clayton
Christensen (Harvard) ou de Tony Ulwick/Lance Armstrong (Strategyn, société
développée en France par notre camarade Bruno Levy). Je crois que c'est
Theodore Lewitt, de Harvard, qui a le premier utilisé cette expression
"Job-to-be-done" ("sell the hole, not the drill: people want to make a hole,
not to buy a drill!").

En France, le mot "innovation" est trop souvent accaparé par le monde de la
recherche technologique, voire publique. Mon passage à l'ANR m'a renforcé
dans cette conviction: à l'ANR, j'ai contribué à la mise en place des
Instituts de Recherche Technologiques 'IRT' et des Sociétés d'Accélération
de Transfert de Technologie 'SATT' du programme des Investissements
d'Avenir,. Alors que ce dont sont nous souffrons, c'est d'un manque
d'entrepreneuriat - peut-être à la Schumpeter.

Au-delà de mon activité professionnelle actuelle, j'accompagne des start-ups
dans plusieurs incubateurs, de manière plus ou moins ponctuelle. Ceci
correspond au cœur de mes convictions, et malgré l'intérêt que je porte aux
principes d'Open Innovation, mon emploi du temps ne me permet pas
d'envisager d'autres contributions à la communauté de l'innovation.

Je n'ai pas retrouvé les préoccupations exprimées ci-dessus dans les
documents sur Open Innovation. Peut-être y sont-elles présentes mais non
suffisamment explicitées ?

Je te remercie pour la qualité de notre interaction.

Bien à toi,

Laurent Vieille

mardi 20 novembre 2012

Motivation d'un membre : Stéphane Gasser [nov 2012]

Bonjour à tous,

Mes propres motivations sont liées à la promotion de l'innovation ouverte.

Je suis convaincu de l'utilité de l'approche, mais je constate que de nombreuses réticences existent dans les entreprises de toutes tailles et de tous secteurs. J'observe, pour ce qui est de l'innovation technologique, que les plus jeunes ingénieurs y sont plus réfractaires que les ingénieurs plus expérimentés. Enfin, j'entends des utilisateurs pionniers être parfois déçu car ils n'ont pas été satisfaits d'une première expérience, souvent à cause d'un outil ou d'un service inadapté (le crowdsourcing n'est pas le seul outil d'innovation ouverte, et pas toujours le plus pertinent).

J'ai donc envie de faire connaître l'innovation ouverte et de rendre les expériences des pionniers les plus positives possibles, pour éviter que l'innovation ouverte ne devienne une mode passagère comme le knowledge management l'a été il y a quelques années.

Je précise que je suis forcément biaisé positivement, dans la mesure où j'ai lancé une entreprise proposant un service original d'innovation ouverte.

Bien à vous,

SG

lundi 19 novembre 2012

Motivations d'un membre : Tru Dô-Khac (archives) [nov 2012]



Explorer avec les Camarades l'open innovation [1] en devenir, notamment avec les approches "crowd-everything".

Crowdsourcing : sourcing par le crowd, soit l'approvisionnement par le crowd, en ce que vous voudrez, des matières premières aux matières (!) immatérielles.

Crowdfunding : funding par le crowd, soit la constitution d'un emprunt par le crowd

Crowdinvesting : investing par le crowd, soit la constitution d'un fond d'investissement par le crowd

euh...pour les deux derniers crowd-everything, le métier de banquier ou la tontine ?


Bien amicalement
Tru Dô-Khac


Voir également : Présidence 2013 - Tru Dô-Khac (X 1979)

[1]Open Innovation, un terme popularisé par le Pr. Henry Chesbrough.

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Pour la traduction de "Open Innovation", je suggère "innovation ouverte, participative et collaborative, très probablement partenariale" ;-) Régime de droits d'auteur pour la définition : Licence Creative Commons
Cette œuvre est mise à disposition selon les termes de la Licence Creative Commons Attribution - Pas de Modification 3.0 France.

lundi 22 octobre 2012

Motivations d'un membre: Jérome Joaug (oct 2012)

Chers camarades,

Bien qu'étant inscris depuis un moment, je tenais néanmoins à faire part de mes motivations concernant la thématique de l'Open Innovation.

Mon intérêt est double:
- d'une part, j'y ai été familiarisé dans le cadre de ma 4A à l'Université de Cambridge où le concept est enseigné mais aussi appliqué dans de nombreuse start-ups du cluster, notamment ARM, l'entreprise qui designe les puces pour mobiles et qui commence à poser de sérieux problèmes à Intel.
- d'autre part, j'y suis directement confronté dans la start-up que j'ai co-fondé très récemment (Cambridge Nanosystems Ltd.).

Ma problématique concernant ma start-up est simple.

Nous exploitons un nouveau procédé pour produire des nanotubes de carbone (Floating Catalyst process) qui possède un potentiel beaucoup plus prometteur que les anciennes techniques utilisées (Chemical Vapour Deposition). Cependant, le défi est la capacité de produire des échantillons comportant des nanotubes possédant tous les mêmes propriétés (ayant une grande pureté si on veut simplifier).

La problématique est la suivante: notre réacteur possède une bonne trentaine de paramètres qui influence la qualité du produit final. 99% des combinaisons produisent des échantillons inutilisables, une infime partie cependant conduisent à des échantillons d'une pureté très compétitif par rapport à ce qui existe aujourd'hui dans l'industrie. Tester toutes ces combinaisons dans un seul labo prendrait une bonne centaine d'années.

L'open innovation nous permet d'échanger des idées/résultats avec d'autres chercheurs, travaillant sur le même procédé ou non, en vue d'accélérer l'exploration de toutes ces combinaisons. Quelques mesures que nous avons implémentées dans la start-up en guise d'exemples:

- Effacement de la frontière entre le Labo et la start-up: un partenariat commercial nous permet de toujours profiter pleinement des avancées du Labo dont la start-up est issue
- Echanges réguliers avec d'autres départements de recherche qui travaillent sur des procédés similaires
- Echanges avec les investisseurs/mentors/autres start-ups ou entreprises établies dans la région: l'environnement du cluster nous a permi très rapidement de constituer une base de partenaires/clients/conseillers
- Partenariats sur le long terme avec nos clients et autres universités qui travaillent sur le même sujet (échanges, formation d'ingénieurs/chercheurs)

Pour finir, les avantages et inconvénients que nous rencontrons.

Avantages:
- En termes de savoir accumulé, le résultats est flagrant concernant les progrès qu'on a fait ces 6 derniers mois, que ce soit du côté start-up ou labo
- En termes de réseau relationnel
- En termes financiers: l'open innovation, ça coûte pas cher sauf en termes de temps !

Inconvénients:
- Une question qu'on doit résoudre vite est comment utiliser nos brevets dans cet environnement

Je pense que c'est un cas d'étude très intéressant d'autant plus qu'il se détache un peu du secteur IT/software/Web où ce concept est maintenant couramment utilisé.

Jerome

mardi 16 octobre 2012

Motivations d'un membre : Christophe Rohart

Chers Camarades,

Je souhaite m'inscrire à X-Open-Innovation. Je suis actuellement responsable recherche et développement chez VAM Drilling, division du groupe Vallourec spécialisée dans les tubes de forage pétrolier. Je commence à avoir un peu de recul sur le positionnement de la R&D au sein de l'entreprise, des aspects qui fonctionnent bien et de ceux qu'ils restent à améliorer. L'article publié dans la Jaune et la Rouge "Piloter l'Innovation en période d'incertitude" est tout à fait pertinent.


[quelques] sujets passionnants à détailler,  en voici quelques uns:
- Le lancement d'innovations dans un contexte de marché fort conservateur;
- Innovation vs créativité;
- Penser à côté pour innover

(...)

Bien cordialement,
Christophe Rohart

lundi 15 octobre 2012

Motivations d'un membre : Pierre Loiseleur (oct. 2012)

Chers camarades,

Travaillant depuis 8 ans à l'Office Européen des Brevets, je bénéficie d'une position d'observateur privilégié d'un certain type d'innovation : les inventions protégées par brevet.
Dans un langage informatique, on pourrait traduire par "open source propriétaire" : on décrit l'invention dans le détail, mais on en conserve le droit d'exploitation exclusif (avec possibilité de licence) pendant une durée pouvant atteindre jusqu'à 20 ans (25 ans pour les médicaments).
Etant basé aux Pays-Bas, il me sera difficile de participer assidûment aux réunions parisiennes.

Je dois dire que je ne connais pas très bien le modèle "open innovation" du Pr Chesbrough, mais je trouve que ce concept mérite d'être exploré, sinon testé. J'en profite pour remercier Michaël Haddad pour son billet du 8 octobre "Les Mondes de l'Open Innovation" qui présente un aperçu du modèle. Surtout, je me demande dans quelle mesure cela peut être compatible avec le système des brevets.

Concernant le groupe en création ouverte, je pense que ce blog est bien parti pour en constituer le principal moyen d'échanges. Je ne suis pour ma part pas du tout blogger, mais je réponds ci-dessous aux questions proposées par Tru.
Concrètement, j'envisionne un groupe X ayant un objectif d'organiser au moins 4 réunions par an, sous la forme soit de conférence (expliquer en quoi consiste l'innovation "open"), soit de tables rondes (échanges d'expérience), soit aussi des ateliers avec une thématique assez ciblée (genre brainstorming, avec un animateur).
Eventuellement, après le numéro spécial PI de la J&R en mars dernier, on pourrait envisager un numéro spécial Open Innovation en mars 2014 (prenons le temps de former le groupe d'abord...).
Il me semblerait justifié de demander une cotisation aux membres, en contrepartie d'une participation réduite aux frais inhérents à chaque événement. Signe aussi d'un certain engagement.
Parmi les nombreux groupes cités par Michaël, je suggère d'ajouter XMP-Business Angels, qui finance en général des jeunes pousses innovantes.


1) Les facilités de contribution seront-elles ouvertes à tout membre ? 
oui, cela me semblerait naturel dans un environnement "open"
2) Les contributeurs devront-ils déclarer leur identité ? 
oui, je ne vois pas l'intérêt de pouvoir faire des contributions anonymes, voire masquées
3) Le cas échéant, cette identité sera-t-elle authentifiée ? 
et bien... authentifée par quels moyens ? à mon avis, pas de chasse aux sorcières ni aux filous, mais un peu de confiance tout en sachant raison garder
4) Les contributeurs pourront-ils autorisés à signer leur contribution ?
signature électronique ? je ne vois pas bien l'importance de ce point
5) Les contributeurs pourront-ils garder l’anonymat ? 
non, voir question 2
6) Les contributions seront-elles modérées ? 
un minimum, pour éviter les flagrants délits contrevenant à la "netiquette"
7) Les contributions seront-elles animées ? 
oui, autant que faire se peut par les membres, et particulièrement par le bureau ou certains membres animateurs selon une thématique pré-définie
8) Des liens sortants seront-ils autorisés ?
vers le WWW, oui, cela permet des références (mais veiller aux abus, genre publicité) peut-être faut il édicter quelques règles en recourant au bon sens
9) La modération/animation sera-t-elle portée collectivement par la mission ou intuitu personae par des modérateurs délégués  de X Open Innovation? 
amha, il n'existe pas de modérateur collectif. Il faut des individus pour (r)éveiller les synergies, donc plutôt des modérateurs délégués (voir question 7)
10) Qui pourra ouvrir un sujet/thème de débats ?
Pour garder un groupe relativement focalisé (éviter de partir dans tous les sens, en conversation de comptoir), il me semblerait judicieux de laisser cette prérogative au bureau, qui étudiera tout sujet proposé par l'un des membres.

Pierre Loiseleur (X96)

jeudi 11 octobre 2012

Motivations d'un membre : Jean-Séverin Lair (oct. 2012)

Chers Camarades,

Je me suis intéressé depuis pas mal d'années au logiciel libre (les puristes y voient plus de force que dans la notion d'Open Source) et je suis un des promoteurs actifs de ce modèle dans l'administration d'état. Actuellement DSI du ministère de la Culture et de la Communication, j'ai participé aux travaux qui ont donné lieu dernièrement à la publication, le 19 septembre de cette année, de la circulaire Premier Ministre sur l'usage du logiciel libre dans l'administration. Pour la première fois est clairement posé qu'il faut s'insérer dans un écosystème d'innovation ouverte et non seulement être consommateur...
L'innovation ouverte se développe aussi dans l'administration par l'intermédiaire de l'OpenData. Moins ancien que l'OpenSource la preuve du modèle et son intérêt à long terme reste à faire, mais là aussi l'implication et l'intrication des acteurs sont essentielles pour un enrichissement commun (pas forcément en euros...).
Me reste à découvrir bien d'autres secteurs de l'innovation ouverte, plus "hard"...

Je pense que les maîtres mots de l'innovation ouverte sont collaboration, communauté mais aussi animation et volonté.

Le changement de modèle que cela couvre ne se fera pas en cliquant des doigts et surtout il s'oppose au grand nombre des acteurs qui ont fait leur position sur un modèle difficilement compatible, ou du moins dont les credo de base sont différents.

C'est ce qui est merveilleux dans ces sujets, c'est justement les mutations qu'il induit et demande, et c'est pourquoi je souhaite supporter le lancement de ce groupe.

Jean-Séverin Lair X87

lundi 8 octobre 2012

"Les Mondes de l'Open Innovation"

Au cours du temps et de façon accélérée depuis l’émergence des TIC et la « troisième révolution industrielle » un certain nombre de facteurs sont venus perturber le mode d’innovation, autrefois très interne, des firmes industrielles :

  • L’augmentation de la disponibilité et de la mobilité d’ingénieurs compétents,
  • La croissance de l’activité de Capital Risk,
  • La volonté d’un grand nombre d’entreprises de valoriser leur capital intellectuel « dormant » vers l’extérieur,
  • L’augmentation des compétences et capacités des fournisseurs de technologies.

Ces quatre facteurs ont créé un « marché de la connaissance » qui n’est plus la propriété unique d’une société mais est répartie parmi les employés, fournisseurs, clients, concurrents, universités. C’est une économie de réseau où l’échange n’est plus à somme nulle : l’information qui circule enrichit celui qui la reçoit sans appauvrir celui qui la donne. Adopter une démarche d’Open Innovation permet donc en collaborant avec ses partenaires de :

  • Réduire les risques en échangeant sur les retours d’expériences et les connaissances,
  • Réduire les coûts en les partageant avec les parties prenantes de la chaîne de valeur du futur produit / service,
  • Accélérer le « Time to Market » en associant au plus tôt les bonnes compétences et en répartissant la charge de travail tout un créant un effet de levier par la mutualisation des moyens financiers et humains apportés,
  • Agir de façon responsable.

Dans un premier temps il faut définir l’écosystème de l’organisation que l’on souhaite « ouvrir »ainsi que les flux vers ses futurs partenaires. Pour cela on peut s’inspirer du modèle proposé par l’Etat dans le cadre des pôles de compétitivités centré autour de trois grands mondes : celui de la recherche, celui de la formation et enfin celui des entreprises et organisé autour d’un territoire. Il n’est néanmoins pas tout à fait adapté à notre démarche car, si on entend par innovation la transformation de connaissances en valeur marchande, il manque la vision du client, voir même, comme on le verra par la suite, l’individu. De plus, formation et recherche sont de plus en plus du ressort d’organisations similaires que je définirai comme « le monde académique ».

Nous pouvons donc rassembler l’ensemble des futurs « partenaires » en quatre mondes :

  • Le monde des entreprises : de la startup à la multinationale, elles absorbent des connaissances, des technologies, pour créer de la richesse et de l’emploi. Ce sont les fabricants d’innovation car elles seules adressent un marché.
  • Le monde académique : ce sont les grandes écoles et les universités, les laboratoires de recherche publics. Ils fabriquent des connaissances et forment des experts.
  • Le monde des individus : ce sont des clients mais aussi parfois des inventeurs. Ils peuvent être salariés d’une entreprise ou d’un laboratoire mais aussi complètement étranger à l’écosystème primaire.
  • Le territoire : une ville, une région, un pays, un continent… Il propose souvent des financements, des moyens (infrastructures mises à disposition pour expérimentation, Open Data, …) et s’organise autour de l’innovation (clusters / pôle de compétitivité) pour produire des emplois à haute valeur ajoutée, non délocalisables et/ou des services à ses habitants.

L’Open Innovation consiste à regrouper des partenaires, qui peuvent appartenir à des mondes différents ou non, pour produire une innovation sur un nouveau paradigme : celui d’un modèle partenarial et non plus donneur d’ordre / sous-traitant.
Si on regarde les flux entre les partenaires il existe alors une quantité très importante de processus que l’on peut raccrocher à des groupes X existant (ou pas…) pour positionner« X Open Innovation » et proposer des actions communes ou des réflexions internes. On pourrait ainsi imaginer :

Dans une relation Startup (Entreprise) – Grand Groupe (Entreprise) réfléchir à des modèles d’Open Innovation « Win – Win » :
  • Rôle des achats (X-Achats),
  • Financer la croissance organique de la Startup (X-Finance) pour qu’elle se mette au niveau du grand groupe,
  • Définir un accord de consortium (X-PI),
  • Pensez les modèles d’innovation collaborative (coopétition, mutualisation des dépenses technologiques sur des secteurs différents, complémentaires pour servir un très gros marché, …)…
Dans une relation Laboratoire (Académique) – Grand Groupe / Startup (Entreprise) :
  • Essaimage,
  • Transfert de technologie (X-Recherche),
  • Bonnes pratiques de licencing (X-PI)
Dans une relation Région (Territoire) – Université (Académique) :
  • Au rôle de la collectivité dans la création d’entreprise (Incubateur)
  • Au financement en amorçage (X-Finance)
Dans une relation Région / Etat (Territoire) – Grande Groupe (Entreprise) :
  • A la Responsabilité Sociétale des Entreprises (innovation responsable) ou à la GPEC (avec le monde académique en plus).
Dans une relation Entreprise – Individu :
  • L’innovation centrée autour de l’utilisateur / client (Design Thinking, User Experience)
  • La conduite d’une changement via les challenges d’innovation internes (appel d’idée vers les salariés d’une entreprise),
  • La gestion des inventeurs isolés (« type concours Lépine ») par une entreprise…

Bref, ma vision de l’Open Innovation est large et ne se résume pas à la simple création du nouveau produit ou service mais comprend la redéfinition et l’organisation de tout l’écosystème qui a permis cette réussite. La liste est donc presque infinie mais je trouve que le regroupement en 4 mondes et l’approche Open Innovation permettent de donner un contexte cohérent et un éclairage sous un jour nouveau à beaucoup de démarches qui existaient déjà. C’est donc autant d’occasion pour« s’ouvrir » aux autres groupes X et partager nos expériences…

Merci d’avance pour vos commentaires avisés !

Michaël.

lundi 1 octobre 2012

Motivations d'un membre : Sébastien Chailley [oct 2012]

Chers Camarades,

Je souhaite m'inscrire à X Open Innovation.

Actuellement responsable de la stratégie technologique d'Essilor, je suis quotidiennement confronté aux problématiques d'innovation, tant en interne qu'en partenariat, tant sur des sujets technologiques que sur leurs modalités d'application business.

Ce groupe sera pour moi une ouverture supplémentaire sur les pratiques de mes collègues dans d'autres industries et j'espère y apporter également ma contribution. (...)

Bien cordialement,
Sébastien Chailley

jeudi 27 septembre 2012

Motivations d'un membre : Florent Martin [sep 2012]

Chers Camarades,

Je souhaite m'inscrire à X Open Innovation.

J'ai suivi les cours de Henry Chesbrough à Berkeley et je suis très intéressé par ce sujet, étant actuellement en poste en R&D à Saint-Gobain Recherche.

(...)

Bien cordialement,
Florent Martin 

mardi 25 septembre 2012

Motivations d'un membre : Alexandre Point

Chers Camarades,

Actuellement en train de lancer mon entreprise, j'ai été attiré par le lancement de ce groupe.
Plus de curiosité que de raisons fondés mais étant confronté régulièrement à des problématiques de droit, propriété intellectuelle et innovation, je pourrais probablement apporter des choses à ce groupe et réciproquement.

(...)

Bien cordialement,
Alexandre Point

Motivations d'un membre : Yahan Farouz [sept 2012]

Chers Camarades,

Je souhaite m'inscrire à X Open Innovation.

Je réalise actuellement une thèse entre l'ENS Paris et l'Hôpital Georges Pompidou sur la régénération cardiaque. Mon travail porte sur la conception de biomatériaux innovants pour le contrôle de la différentiation des cellules souches embryonnaires en cellules cardiaques, puis leur greffe sur le coeur des victimes d'insuffisance cardiaque (cf. article dans magazine Biofutur Septembre 2012).

(...)

Bien cordialement,
Yohan Farouz

Motivations d'un membre : Harold Ollivier

Chers Camarades,

Je souhaite m'inscrire à X Open Innovation. Je suis à la fois convaincu de la démarche présentée par ce paradigme d'interaction entre les grands groupes et leur écosystème, mais aussi un peu acteur de la démarche puisque je gère quelques fonds d'investissements dans cet esprit.

(...)

Bien cordialement,
Harold Ollivier